L’ accueil de Naître et Vivre, vu par Elsa

Ce soir, nous rentrons d’une rencontre entre parents et  grands-parents autour du thème  « Comment parler de la mort aux enfants », proposée  par la mairie de notre ville. Intéressés par le sujet, nous avions décidé d’y participer.

La vulnérabilité liée à un décès -pour nous celui de notre enfant- nous rend sensibles aux moindres détails du lieu et des personnes qui nous accueillent.

La disposition des chaises, le positionnement physique et verbal de l’animatrice ou des bénévoles, les mots, les sourires, l’intérêt porté à notre venue prennent toute leur importance.

Ce soir, si les petits gâteaux et le thé étaient bien prévus dans ce groupe d’échange, la chaleur de l’accueil et l’écoute n’étaient pas au rendez-vous.

Personne dans le hall pour nous accueillir, installation de la salle pendant notre arrivée, participants laissés seuls un quart d’heure, assis en rond, sans animatrice ni intervenante…

Je mesure d’autant plus ce soir, toute la qualité de l’accueil et de l’écoute dont nous avons bénéficié, il y a maintenant  sept ans, en franchissant la porte de Naître et Vivre.

Dotés d’un subtil mélange de savoirs liés à leur vécu de parents endeuillés et à leur formation à l’écoute, les bénévoles de Naître et Vivre sont là, comme ancrés, prêts à nous accueillir. Ils savent combien le simple fait d’oser venir partager, écouter et rencontrer d’autres parents est précieux sur le chemin du deuil. Ils savent aussi que la mise en place d’un espace de parole doit être pensée et organisée.

Je mesure également la distance qui nous sépare aujourd’hui de ce lieu d’accueil chaleureux : Paris est bien loin de nous ! Et  je réalise l’influence qu’un tel accueil  a pu avoir sur ma vie familiale et mon retour à une activité professionnelle, aujourd’hui heureuse et épanouissante. L’accueil reçu à Naître et Vivre a largement contribué à rendre cela possible.

Ce soir, je voudrais remercier ces sourires, ces mains, ces regards, ces femmes et ces hommes dont je n’oublie pas ni les visages ni les mots. Je sais qu’aujourd’hui encore, ils offrent à  d’autres un accueil et une écoute de qualité  après le décès de leur enfant.

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