Naître et Vivre nous aide

coucher de soleil

Quel soutien peut apporter Naître et Vivre dans le cheminement du deuil de son enfant ?

Deux mamans de l’association témoignent sur le soutien apporté par Naître et Vivre après la perte de leur enfant. Ces témoignages ont été publiés dans le cahier de la puéricultrice d’Août et septembre 2015 (n°289) dont un dossier a été consacré à la Mort Inattendue du Nourrisson et à l’accompagnement de parents endeuillés.

Marie, maman d’Axel

« Lors du décès de notre fils Axel, il a fallu apprivoiser l’impossible, comprendre, trouver l’espoir de continuer à avancer, sentir que ce drame était vécu par d’autres et qu’on serait capable de s’en relever, de comprendre la mort inattendue du nourrisson (MIN), d’avoir des informations.
Après les échanges avec les médecins au centre Régional de Référence sur la mort inattendue du nourrisson (CRRMIN) à l’hôpital Béclère, j’avais identifié Naître et Vivre comme une association partageant des informations, des actions de prévention et proposant un soutien aux parents endeuillés.
J’ai suivi à travers son site internet les informations et les témoignages qu’elle y publiait. En effet, j’ai régulièrement eu le besoin d’aller y lire ces éléments pendant 5 ans, surtout quand je sentais en moi remonter à la surface la peine, la colère, la culpabilité.
J’avais besoin de sentir à travers ces lectures que je n’étais pas seule à affronter ce drame, pour continuer de comprendre et d’accepter, sans d’abord éprouver le besoin de le partager plus directement avec des membres de l’association. C’est aussi sentir que d’autres mamans que moi vivaient ce deuil, et cela me faisait du bien de constater que dans notre monde, je n’étais pas la seule à porter un drame si complexe à partager en société que celui de la perte d’un tout-petit.
Puis, plus récemment, j’ai commencé à participer aux ateliers proposés par l’association pour poursuivre sur des échanges plus directs avec d’autres parents endeuillés et commencer à mon tour à m’engager dans les actions de l’association. Je crois que c’est aussi pour continuer sur ce chemin de deuil, pour continuer à « tricoter chagrin et peine avec les joies des souvenirs partagés avec notre fils, pour continuer à construire le sens à trouver de son court passage sur terre, et pour continuer à lui faire une juste place dans notre famille sans que cela ne pèse trop sur ses sœurs. »

Elsa maman de Malo

« Notre histoire est certes singulière, mais elle se rallie à d’autres histoires de vie, d’autres parents qui comme nous ont un jour perdu leur enfant.
Après cette douloureuse annonce.
Après ces épreuves d’autopsie, de procédure judiciaire dans notre cas, qui sont écrasantes, étouffantes, même si on le conçoit au titre de la protection de l’enfance.
Après cette préparation, cet enterrement, cette ultime séparation physique d’avec notre petit.
Après ces heures, ces nuits, ces secondes, ces minutes à devenir fous.
Après, qu’y a-t-il?
C’est le vide, le grand vide. ce sentiment d’extrême solitude face à ce qui nous arrive. A plus savoir qui on est, où on va. A errer dans ce monde qui nous entoure et qui nous semble bien que familier, si étrange.
Quelques mois après le décès de notre petit garçon âgé de 18 mois, il y a 2 ans, nous avons appelé l’association Naître et Vivre, bien que non représentée physiquement dans notre région. Nous avions et avons encore besoin de ne pas nous sentir seuls, de rencontrer d’autres parents qui, comme nous, ont perdu un enfant et d’attester ensemble, par ces échanges, que malgré la douleur, la vie peut continuer.
Grâce à ces réunions à thème avec un intervenant et d’autres parents, l’écoute téléphonique et les mails 24h/24h tenus par des parents bénévoles formés à l’écoute, nous nous sentons soutenus, entendus, reconnus, accompagnés, épaulés… pour continuer à vivre et à avancer dans ce cheminement si singulier du deuil. »

Christelle, maman de Robin

Témoignage sur le site de allodocteur

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