« Tout ce que peut l’amour » est l’adaptation au théâtre du livre de Chloé Duperrin publié aux éditions Michalon sous le même titre. Il s’agit de son témoignage sur la maladie de sa fille, Soley, atteinte d’un cancer et décédée à l’âge de 11 mois puis sur le deuil qui s’ensuivit.
Le spectacle a lieu
du 2 mars au 5 mai 2026
les lundis et mardis à 19h et 21h en alternance
au Funambule Montmartre à Paris
53 rue des Saules, 75018 Paris
par la compagnie Wonderbiches
Metteuse en scène et adaptatrice : Cécile Parichet

Le récit

Soley a été diagnostiquée à trois mois d’un cancer et a passé le reste de sa courte vie dans des hôpitaux, entourée de ses parents et des soignants. Chloé témoigne avec franchise sur ce qu’elles ont vécu et sur la façon dont le deuil a façonné son identité. Le cœur du récit raconte le parcours médical de Soley jusqu’à sa mort à 11 mois, le quotidien d’une famille frappée par la maladie, mais aussi les moments de joie qui ont précédé et suivi le diagnostic. La pièce s’ouvre ensuite sur les années qui ont suivi cette épreuve et permet de découvrir Chloé sur le chemin de son deuil, et de voir comme il l’a changée.
Le projet pédagogique porté par cette représentation théâtrale
Deux axes sont retenus :
- Les relations parents – soignants
L’adaptation du récit en pièce de théâtre permet de mettre en lumière les différentes interactions avec le personnel soignant. Le parti pris de la metteuse en scène a été de se focaliser sur le vécu des parents et le ressenti de la mère face aux annonces de l’équipe médicale. D’autre part, le parcours de cette famille apparaît sur scène de façon complète : depuis la naissance de l’enfant jusqu’à l’enterrement, en passant par les différents services et hôpitaux où elle a été soignée. Être du côté des parents permet de percevoir leur parcours de manière globale, contrairement aux équipes médicales qui ne sont pas en mesure de suivre l’intégralité du parcours dans différents services ou même hôpitaux
- Des thématiques sensibles
Le récit de Chloé Duperrin sur la mort de sa fille Soley met en lumière des questions de société particulièrement taboues, ici la mort d’un enfant : est-on encore parent quand on n’a plus d’enfant ? Pourquoi évoquer la mort d’un bébé met-il les personnes mal à l’aise ? Quelle place fait-on au deuil de manière plus globale ? Il pose aussi des questions spécifiques à l’univers médical : comment interagir avec les parents d’enfants malades lors des annonces graves ? Comment gérer les questions liées à la lactation des mamans d’enfants malades ? Comment faire au mieux pour prendre en charge l’accueil des parents dans les services de soin quand leur bébé vit à l’hôpital pendant longtemps ?
Cette pièce parle de l’univers médical et du cancer pédiatrique mais c’est aussi une histoire d’amour. Il est certain que les problématiques soulevées par la pièce trouveront une résonance chez les parents dont les enfants ont été victimes d’une mort inexpliquée du nourrisson ou d’un décès périnatal.

