Ouverture de l’observatoire national de la Mort Inattendue du Nourrisson

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Il y a quelque temps, certains d’entre vous ont répondu à notre appel aux dons pour permettre l’ouverture d’un Observatoire National de la Mort Inattendue du Nourrisson (OMIN).Grâce à vos dons, un grand pas pour la prévention et la connaissance de la MIN. Soyez-en vivement remerciés !

Grâce à vos contributions généreuses, se montant à 15 000€, N&V a contribué pour 20 000 € à la création de l’Observatoire français des morts inattendues du nourrisson (OMIN), à quoi il faut ajouter le don de 25 000 € de l’ANHAB (Association pour les nouveaux nés de l’hôpital Antoine Béclère à Clamart), obtenu par notre médecin-pédiatre/conseil, le Dr Elisabeth Briand-Huchet.

Grâce à cette somme et sous l’impulsion de l’ANCReMIN*,   l’ Observatoire français des morts inattendues du nourrisson vient d’ouvrir !

A quoi sert un observatoire ?

  • à répertorier l’ensemble des décès d’enfants de moins de deux ans sur le territoire français dans un contexte de MIN
  • à homogénéiser le recueil des données liées à ces décès
  • à rechercher les causes environnementales et/ou médicales de ces décès
  • à développer la recherche sur le rôle des facteurs génétiques et environnementaux.

Ce réseau de professionnels permettra de recenser, à l’échelle nationale, les symptômes et la prévalence pour chacun des facteurs de risques identifiés.

La mort inattendue du nourrisson est un décès survenant brutalement avant les 2 ans de l’enfant. « Souvent, la mort est explicable rétrospectivement,  c’est le cas lorsqu’elle est liée à des pathologies, un accident de couchage, parfois des violences subies », indique le Dr Karine Levieux (pédiatre du centre de référence du CHU de Nantes et coordonnatrice de l’Observatoire national des MIN).

Entre 2007 et 2009, on estimait en France à 0,40 pour 1 000 naissances vivantes le nombre de morts inattendues (avant 1 an), soit une prévalence supérieure à la moyenne européenne, d’après une enquête de l’Institut national de veille sanitaire (INVS).

Des décès qui restent inexpliqués

Ces chiffres, extraits des certificats de décès et répertoriés par le Centre d’épidémiologie des causes médicales de décès de l’INSERM (Cépidc), ne peuvent être complets. En effet, plusieurs dizaines de décès, sans cause établie, ne sont pas comptabilisés. La multiplicité des facteurs de risque est telle que le diagnostic est parfois complexe à poser.
Et c’est là tout l’intérêt de la création d’un Observatoire national des MIN : obtenir des statistiques plus fines pour mieux identifier les causes des décès.

Un meilleur accompagnement et une prévention plus efficace

L’enjeu est aussi de pouvoir apporter aux couples endeuillés les réponses les plus claires possibles quant à l’origine du décès de leur enfant par des prises en charges médicales plus homogènes.

Pour limiter au maximum le risque de Mort Inattendue du Nourrisson, l’Observatoire MIN entend aussi orienter la prévention de manière plus pertinente auprès des parents et des professionnels. Et ce, en s’appuyant notamment sur les recommandations précises et validées sur le plan scientifique, et en affinant les messages sur les conditions du sommeil des bébés : le couchage sur le dos et la lutte contre le tabagisme passif ont permis une belle évolution depuis 20 ans, mais des efforts restent encore à faire pour beaucoup de nouveaux-nés.

Les 37 centres de référence français vont pouvoir participer à cet Observatoire par le recueil des données qui vient de démarrer. Les professionnels qui vous y ont accueillis ou que vous pouvez solliciter peuvent répondre à vos questions.

Naître et Vivre se réjouit d’avoir participé à l’ouverture de  cet « OMIN » et vous invite à nous contacter pour davantage de renseignements (parents endeuillés, proches, professionnels) au 01 47 23 05 08 ou par l.

*ANCReMIN : Association nationale des centres de référence de la mort inattendue du nourrisson composé de médecins, chercheurs et soignants, regroupés dans ce réseau.